ST Engineering Antycip équipe les hélicoptères de combat Tigre de simulateurs dédiés

Paris (France), novembre 2020 – La société ST Engineering Antycip (anciennement Antycip Simulation) a récemment été chargée de mettre à jour le système de projection de deux simulateurs d’hélicoptères de combat Tigre d’un centre technique militaire européen.

Les derniers réglages apportés au système ont été effectués en juin de cette année, date de la finalisation du projet qui aura duré deux ans depuis la phase d’appel d’offre.

« Le système est composé d’une salle d’évaluation permettant de contrôler la simulation et les tests réalisés et de deux cockpits (un pour le pilote et un pour le tireur) pour piloter les systèmes aéronautiques simulés, installés dans deux sphères de projection », explique Quentin Blancheri, responsable grands comptes chez ST Engineering Antycip. « Les sphères ne sont pas destinées à l’entraînement, mais à la réalisation d’essais et de tests lors desquels les comportements humains et les processus de décision sont étudiés en fonction de différents environnements ou situations. Les militaires appellent cela « human-in-the-loop » ou HITL, un modèle de simulation qui nécessite une interaction humaine. »

L’équipe de STE Antycip a conçu et mis en place les équipements nécessaires à l’installation de quatre projecteurs à semi-conducteur Barco FL40-4K (afin d’obtenir un champ de vision à 210°) ainsi que cinq nouveaux écrans de contrôle pour la « salle de recopie » où les données sont collectées et traitées.

« Nous avons choisi le projecteur Barco FL40 car il est permet d’obtenir une résolution allant jusqu’au 4K au moyen d’un éclairage LED, ce qui signifie que la lumière et la couleur restent constantes et que l’intervention est minime. Le logiciel Pulse nous offre de nombreuses possibilités afin de contrôler et gérer les projecteurs à distance. La durée de vie du produit a également été un critère déterminant quant à son choix », ajoute Quentin Blancheri.

Le projet a débuté par une étude de définition de chaque sphère afin de spécifier l’emplacement exact des quatre projecteurs et des caméras utilisées pour étalonner le système.

« La surface de projection existait déjà, de même que les motifs de tests pour l’étalonnage », a indiqué M. Blancheri. « Les deux dômes, qui sont fabriqués dans un matériau composite dur, sont utilisés depuis presque 20 ans, mais ils sont régulièrement mis à jour. »

« Nous avons dû utiliser les mêmes ordinateurs générateurs d’images (IG) et la même surface de projection entre les deux sphères, tout en sachant qu’elles ne sont pas matériellement identiques », a-t-il poursuivi. « Leur diamètre, leur hauteur et les mezzanines où sont situés les projecteurs sont tous sensiblement différents. En plus de la difficulté à positionner les projecteurs au même emplacement afin de disposer d’une surface de projection similaire, nous avons également dû placer les mélangeurs optiques – des outils qui requièrent une précision mathématique – dans la même position. »

Pour ce faire, le logiciel d’étalonnage automatique de Scalable Display Technologies a été choisi et déployé. Un expert-géomètre a notamment été dépêché afin de définir avec précision le pointage laser et les emplacements pour les caméras.

« Nous avons utilisé le logiciel Scalable Display sur quatre canaux car il est très facile à utiliser une fois mis en place », indique Quentin Blancheri. « Nous disposons de trois caméras par sphère qui sont connectées au logiciel, la gestion du contenu étant réalisée par un tiers. »

La salle où sont installés les « écrans de recopie », qui permettent à ceux qui se trouvent à l’extérieur des sphères de voir ce qui s’y passe, est située à 50 mètres des sphères tandis que la salle technique des générateurs d’image se trouve elle à 90 mètres. Les deux salles sont connectées par fibre optique. L’installation a été réalisée par les militaires, et non par Antycip, pour raisons de sécurité.

M. Blancheri précise : « Le résultat final est très proche des attentes initialement formulées. Nous avons développé et intégré spécifiquement certaines fonctionnalités pour le pilotage, notamment le démarrage automatique et les interfaces Web hors ligne qui minimisent les problèmes techniques du dispositif. »

En plus des contraintes logistiques habituelles, il a fallu résoudre un certain nombre de complications liées à la nature sensible du projet en lui-même.

« Tout d’abord, nous avons dû être en mesure de livrer le projet dans un délai très court, tant au niveau du projet dans son ensemble qu’au jour le jour lors de l’installation », ajoute Quentin Blancheri. « Nous avons également dû faire face à une difficulté supplémentaire, car nous n’étions pas autorisés à manipuler les ordinateurs générateurs d’images (IGPC), alors que nous avions besoin d’accéder à certaines de ses données afin de les intégrer au processus d’étalonnage. Par conséquent, nous avons dû expliquer les problèmes rencontrés afin de permettre aux militaires d’examiner et de résoudre ces problèmes en interne. »

« Nous n’avons pas été autorisés, pour les mêmes raisons, à intervenir sur le câblage reliant le projecteur au PC (90 mètres de câbles à fibre optique). Cela a également étiré les délais, nous avons donc dû faire preuve de souplesse et de réactivité, car nous ne savions pas exactement quels câbles étaient utilisés. »

Les projecteurs ne disposant pas de vision nocturne, les effets ont été obtenus grâce au mélangeur optique Chronos Glass : Greyscale de GVBI qui fonctionne en plaçant un panneau en verre devant la lentille des projecteurs.

Une fois l’installation terminée, le client a été formé sur l’utilisation de son simulateur nouvellement amélioré et sur les fonctions de lancement rapides et de phases de pilotage conçues par Anticyp grâce à des boutons situés dans le cockpit du pilote et dans celui du tireur. Ces derniers permettent notamment le démarrage des projecteurs, l’étalonnage automatique, l’activation du mode nocturne du mélangeur optique ainsi que les fonctions d’arrêt d’urgence ou normal du simulateur.

« Le client final s’est dit très satisfait de l’intégration en elle-même », indique M. Blancheri. « Ils ont été particulièrement impressionnés par la qualité des images, ainsi que par le mélangeur optique. Nous avons également reçu d’excellents retours en ce qui concerne la seconde sphère (celle du tireur) dans laquelle nous avons construit une mezzanine sur mesure qui n’était pas prévue à l’origine, mais qui permet d’obtenir également les mêmes images que dans la première sphère, bien que les projecteurs soient installés dans différentes positions. »

Il conclue : « Je crois que ce qui a également joué en notre faveur, c’est que nous permettions au client de savoir qu’il peut compter sur une équipe géographiquement proche de lui au cas où il y aurait besoin de réaliser d’éventuelles tâches d’entretien dans le futur. »

Quentin Blancheri animera un webinaire en partenariat avec Barco, le 1er décembre 2020, au cours duquel il présentera un aperçu de ce projet dans le cadre d’une présentation de solutions de simulation destinées au marché de la défense. Au cours de ce webinaire, Sondre Fauskanger, chef de produit chez Barco, fournira plus d’informations concernant les nouveaux projecteurs FL40 MKII de Barco à semi-conducteur pour les projets de simulation.

Pour s’inscrire au webinaire, rendez-vous sur : https://steantycip.com/events/barco-simulation-webinar/

Info: https://steantycip.com

Aller à la barre d’outils